Le Projet

Une partie de l’Observatoire, le Pavillon Hirsch, du nom du premier directeur de l’institution, est encore quasiment dans l’état de sa construction en 1912. De plus, il a été classé monument historique pour ses qualités architecturales et sa décoration intérieure due à l’École d’Art de la Chaux-de-Fonds (style Sapin). Ce bâtiment est déjà en lui-même un petit musée. Au point de vue scientifique, la coupole est équipée d’un triple réfracteur Zeiss de 1910, une pièce unique au monde dans cette version. Au sous-sol, il y a un sismographe Quervain-Piccard inauguré en 1928 et qui a fonctionné jusqu’en 1971. Il y avait également des pendules astronomiques sous cloche de verre, qui étaient les meilleurs garde-temps connus juste avant le cristal de quartz. Ces dernières ont été déposées au MIH pour leur conservation, mais une réinstallation sur le site est envisagée.

La Maison du Directeur est actuellement occupée par le CSEM. A terme, elle pourrait accueillir une deuxième partie d’exposition, mettant en valeur le savoir-faire neuchâtelois en matière de mesure du temps et de sa transmission, par exemple depuis les équipements de Matthias Hipp, jusqu’aux horloges atomiques actuelles. Une salle spéciale pourrait être dédiée à Guinand l’Opticien, pionnier neuchâtelois de la construction des lunettes de grande taille.

Dans une troisième étape, le musée doit s’élargir à d’autres aspects de la science, en mettant l’accent sur le processus de découverte et en donnant aux visiteurs la possibilité de «toucher», par exemple avec des expériences d’électrostatique ou d’électromagnétisme, la chute des corps dans le vide, des manipulations d’optique, spectres, illusions, déformations, etc. Il ne faudrait pas oublier la métrologie, la physique du globe, la géologie, dont plusieurs pages ont été écrites à Neuchâtel ou par des neuchâtelois. Le but est de donner envie, de montrer que la science est amusante et passionnante, de susciter des vocations dans le jeune public !

Le musée doit bénéficier de synergies entre l’Université, l’EPFL, l’École d’ingénieurs, ainsi que de la présence d’instituts tels que le CSEM.

L’emplacement est favorable. Il y a la grande place de parc du Mail à proximité, qui est généralement libre les samedis et dimanches, il n’est pas trop loin de la gare, et l’accès est possible par les transports publics, que ce soit depuis la ligne de la Coudre-Hauterive ou celle de Saint-Blaise-Marin.

De fait, un tel musée ne doit pas être trop petit. En effet, il faut qu’il donne envie d’y revenir, parce que l’on n’a pas tout vu, et parce que l’on veut montrer à ses copains l’expérience ou le thème qui nous ont marqués. En plus, il faut qu’il soit ouvert normalement, avec du personnel qui assure les animations, la caisse et la surveillance. Il doit devenir un élément clef de la promotion touristique et de l’image du canton de Neuchâtel.

Dans un premier temps, comme nous bénéficions de quelques locaux mis gracieusement à notre disposition par l’État de Neuchâtel en sous-sol du Pavillon Hirsch, nous allons réaliser un espace-mémoire retraçant les principales étapes de la vie de l’Observatoire. Nous étendrons ensuite nos collections et présentations en fonction de l’intérêt des visiteurs et des opportunités que nous aurons suscitées.